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Documents

Type de document: CD
CD
Afficher "Leonore, opéra"
Editeur(s)
Harmonia Mundi
Année
2019
Résumé
"Créé en 1804 à Vienne devant un parterre d’officiers français qui ne comprenaient rien à la langue allemande, Leonore, l’unique opéra de Beethoven, n’a obtenu aucun succès. Basé sur un fait divers véridique survenu en France pendant la Terreur révolutionnaire – l’histoire d’une jeune femme intrépide se déguisant en homme pour tenter de sauver son mari, victime de l’arbitraire, emprisonné au fond d’un noir cachot –, l’unique opéra de Beethoven s’abreuve à plusieurs sources. (...) Rêvant toute sa vie à la fois d’une fraternité humaine universelle tragiquement utopique en même temps que d’une relation de couple idéalement basée sur le mariage et la fidélité, Beethoven a trouvé là un livret qui répondait parfaitement à ses opinions politiques issues des Lumières et de la Révolution française avant l’avènement de Napoléon. On sait qu’il révisa par deux fois son ouvrage lyrique pour lui donner la forme que l’on connaît aujourd’hui sous son nouveau titre de Fidelio. Pour René Jacobs, la version originale de 1804 est bien préférable aux corrections et suppressions successives. On ne peut lui donner tort, tant son nouvel enregistrement fait ressortir toutes les beautés et la modernité de cette Leonore au destin injuste. En 1804, Beethoven est en pleine possession de ses moyens. C’est l’année de la Symphonie héroïque et de la Sonate Appassionata. Par la vigueur de sa direction, son sens aigu de la théâtralité et une distribution remarquablement choisie, René Jacobs rend justice à une première version recelant de merveilles impitoyablement supprimées par un Beethoven soucieux d’être joué à l’opéra et qui finira peut-être par s’imposer." © François Hudry/Qobuz
Type de document: CD
CD
Afficher "Griselda, drame en musique"
Editeur(s)
Harmonia Mundi
Année
2019
Résumé
"L’oeuvre est dramatiquement splendide et l’interprétation très vivante et historiquement renseignée de René Jacobs, qui a ressuscité l’ouvrage de Scarlatti en janvier 2000 à l’Opéra de Berlin, est une parfaite réussite. Le rôle-titre a trouvé en la personne de Dorothea Röschmann une interprète idéale qui investit chaque mot et chaque affect, donnant à son rôle une véritable identité loin des rôles interchangeables que l’on rencontre souvent dans les opéras de cette époque. Le reste de la distribution, Bernarda Fink, Veronica Cangemi, Lawrence Zazzo est à la hauteur de la situation. Il faut souligner aussi que le livret de cet opéra (mis en musique par d’autres compositeurs, comme Vivaldi) est signé d’Apostolo Zeno et consacre, pour une fois !, la défaite des hommes. « Griselda n'est pas avilie, mais transfigurée par les humiliations qui lui sont infligées. Championne de l'abnégation, elle ne suscite pas la pitié : elle force l'admiration. C'est un personnage bouleversant et en même temps surhumain, une héroïne au sens premier du mot, en quête d'absolu, un rôle fabuleux, mais aussi écrasant. » (Bernard Schreuders). L’orchestre, l’Akademie für alte Musik de Berlin, est somptueux. Il épouse les moindres intentions théâtrales du compositeur avec une virtuosité de chaque instant. Il faut dire que la partition de Scarlatti fourmille de richesses instrumentales que l’inventivité de René Jacobs a certainement encore augmentées de retouches de son cru. Mais qui s’en plaindra ?" © François Hudry/Qobuz